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Constantin Caramanlis |
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Caramanlis débute, en 1935, sa carrière politique au Parlement, élu député du Parti Populiste. Il milite, dès 1941, au sein d’un groupe d’intellectuels athéniens, contre l'occupation allemande et ses activités le contraignent à fuir secrètement la capitale en 1944. Il ne rentre en Grèce qu'après la libération du pays, et retrouve, en 1946 son poste de député (Front d'Union nationale) au Parlement. Il occupera plusieurs postes ministériels avant que le roi Paul Ier ne le nomme, en 1955, Premier ministre. Dans ce contexte de Guerre Froide, son gouvernement obtient le soutien financier des Etats-Unis pour la reconstruction du pays, après la guerre civile. Dans le même temps il entame un rapprochement avec les pays de l'Europe de l'Ouest, notamment la France et la RFA. Il considère, en effet, la Grèce comme le "trait d'union" entre l'Europe, la péninsule balkanique et le Proche-Orient. L'intégration de son pays à la Communauté économique européenne s'impose, de ce fait, comme une priorité pour le pays et un avantage pour tous les Etats membres. "La Grèce est l'avant-poste des frontières européennes et le balcon méditerranéen du Marché Commun. Avec son potentiel humain établi dans tous les continents et avec sa puissance maritime, elle est à même de contribuer à promouvoir l'idée européenne "1 déclare t-il à l’occasion de la signature du Traité d'adhésion de la Grèce à la Communauté européenne, le 28 mai 1979. Cette adhésion se réalisera en deux temps, retardée par l'intermède tragique de la dictature des Colonels (1967-1974). A chaque étape, la France apporte un soutien constant à cet ambitieux chantier. Caramanlis obtient, en effet, très tôt, l'appui du général De Gaulle, alors président français, pour l'obtention du statut de pays associé à la CEE en 1961. Lors de son exil volontaire en 1963, c’est vers Paris que Caramanlis se tourne. Dans son appartement du Boulevard Montmorency, il étudie les théories des hommes politiques contemporains, et la conception gaulliste de l'Etat-nation l’influence particulièrement. Les deux hommes entretiennent d’ailleurs de très bonnes relations durant cette période. Maurice Druon est de ceux qui rapprochent ces deux figures, toutes deux nées pour offrir leur service à leur pays, et qui partagent le des traits communs tels que le dévouement, le sacrifice personnel au service de l'intérêt général et le désintéressement pour la reconnaissance. A la chute du régime des colonels, en 1974, c’est le retour triomphal en Grèce, à bord de l’avion personnel du nouveau Président français, Valérie Giscard d'Estaing. Caramanlis retrouve son poste de Premier ministre et organise un référendum qui abolit la Monarchie. La mise en place de la République demande l’épuration de l'armée, l’élaboration d’une nouvelle constitution, et la restauration des libertés civiles. Le dossier européen est réouvert avec le soutien français. Après cinq années de négociations, la Grèce entre dans la Communauté économique européenne en 1981. Caramanlis sera élu, par la suite, Président de la Grèce à deux reprises (1980-1985 puis 1990-1995) en cohabitation avec le PASOK, le parti socialiste grec, et son leader Andréas Papandréou. Pendant ces années, il consolide les nouvelles institutions démocratiques et renforce les liens de la Grèce avec ses nouveaux partenaires européens. B.A 1 Roger Massip, Caramanlis : un Grec hors du commun, Stock, Les grands leaders, Paris, 1982. |
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