|
|
Hector Berlioz |
|
Envoyé à Paris en 1822 pour y suivre des études de médecine, Hector Berlioz se montre plus assidu à l’opéra qu’à ses cours. Il devient ainsi l’élève de Lesueur, célèbre depuis la composition des Bardes puis entre au conservatoire. Ses premières compositions ne lui permettent pas de vivre, c’est pourquoi il devient dans un premier temps choriste au Théâtre des nouveautés puis critique musical au Journal des Débats. Cette dernière activité lui vaut le respect de ses condisciples, mais sa musique demeure décriée. Avec une pointe de classicisme, elle se caractérise par son gigantisme qui reste néanmoins sous contrôle, elle est riche et quelques fois étrange dans son orchestration tout en restant limpide. Par cette musique, Berlioz réalise ses fantaisies les plus extravagantes et ce avec des moyens clairs et précis ( comme par exemple dans sa Symphonie fantastique, en cinq parties, inspirée d’un amour déçu). Hector Berlioz n’est pas un partisan de l’art pour l’art. Il prône un engagement de l’œuvre, qui se manifeste tout particulièrement dans La Scène héroïque. Sur un texte de Humbert Ferrand, Berlioz compose entre 1825 et 1826 sur le thème philhellène de la révolution grecque. Cette œuvre est très marquée par son époque, puisque nombre de romantiques ont épousé la cause du peuple grec, Victor Hugo avec Les Orientales ou encore Eugène Delacroix avec Les massacres de Chio et La Grèce sur les ruines de Missolonghi pour ne citer qu’eux. La Scène héroïque est jouée pour la première fois le 26 mai 1828. La réaction du public est des plus favorables. Hector Berlioz décide alors de remanier son ouvrage pour le troisième anniversaire de la Révolution de Juillet, en 1833. La Scène héroïque II n’est pourtant pas interprétée. Ainsi, il existe deux versions de cette œuvre, l’une à la gloire du peuple grec, la seconde à l’honneur du régime de Louis-Philippe, comme pour manifester les liens qui unissent les deux pays. Il est mort à Paris le 8 mars 1869. |
|