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Yannis Xenakis |
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Durant la guerre civile grecque, il s’engage aux côtés de la résistance communiste. Son engagement politique lui vaut une condamnation à mort après guerre dont il échappera en fuyant en France. A son arrivée, il travaille au cabinet de l’architecte Le Corbusier avec lequel il participe à l’exposition universelle de Bruxelles en 1958. Mais c’est dans le domaine musical qu’il va obtenir la reconnaissance de ses talents. Ayant reçu une éducation musicale dans sa jeunesse, Yannis Xenakis va entreprendre de nouvelles études à partir de 1950, auprès de Arthur Honegger, Darius Milhaud mais surtout Olivier Messiaen au conservatoire de Paris. Son œuvre témoigne de ses multiples influences mais résulte également d’une application du calcul des probabilités et de la théorie des événements en chaîne à la composition musicale. En effet, sa carrière durant, Yannis Xenakis s’efforce des relier les concepts mathématiques à l’organisation d’une composition musicale, pratique qu’il nomme musique stochastique Cette conception s’inspire d’un idéal proche de celui des anciens Grecs pour lesquels les arts, et particulièrement la musique, étaient des modes d’expression de l’esprit humain. Or pour Xenakis les mathématiques constituent un langage commun permettant de partager des idées universelles. Faisant d’abord appel aux ressources de l’électro-acoustique puis à celles des instruments de l’orchestre traditionnel, Yannis Xenakis a eu recours aux ordinateurs pour établir les données de certains de ces ouvrages, mettant au point en 1979 UPIC, une machine à composer permettant de traduire des idées visuelles en musique. Toutefois, cette composition mathématique ne délaisse pas l’intuition. Peu expressif sur ce domaine, Yannis Xenakis a néanmoins confié qu’il puisait son inspiration dans son vécu et tout particulièrement dans son expérience de la guerre civile grecque. Il a théorisé sa pratique musicale dans son ouvrage Musiques formelles, mais il l’a également diffusé en donnant des cours aux Etats-Unis, à Tanglewood, à Berlin ouest, à Londres ainsi qu’à Paris I entre 1972 et 1989. Il fonde et dirige le Centre d’études mathématiques et automatiques musicales à Paris en 1966, et le Center for Mathematical and Automated Music à l’université d’Indiana aux Etats-Unis. Mort le 4 février 2001, Yannis Xenakis laisse une importante œuvre, aux formes puissantes et abruptes, symbolisant une communion avec le cosmos. |
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