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Costa-Gavras |
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Après des études de lettres dans le secondaire en Grèce, Konstantinos Gavras ne peut s'inscrire dans à l'université car il ne possède pas le certificat attestant que toute sa famille avait "des sentiments nationaux corrects" nécessaire pour devenir étudiant. De ce fait, il décide de travailler quelques années afin de pouvoir se rendre dans le pays qui symbolise pour lui la liberté : la France. Arrivé en France en 1954 (il obtient la nationalité française en 1968), il s'inscrit en Lettres à la Sorbonne puis ente à l'IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques, aujourd'hui devenu la FEMIS-Fondation Européenne des Métiers de l'Image et du Son). Après ses études, il entre très vite dans le milieu du cinéma en devenant l'assistant de René Clair, Yves Allégret et Jacques Demy. C'est en 1965 qu'il réalise son premier film, Compartiment tueurs mais c'est en 1969 qu'il obtient la consécration avec Z. Inspiré de l'affaire Lambrakis qui s'est déroulée dans la "Grèce des colonels", Z retrace l'enquête et le procès suivant l'assassinat d'un député de gauche, Z. L'enquête conclut à un assassinat politique réalisé avec la complicité de la police. Au terme d'un jugement inique, les coupables sont pourtant acquittés et le juge se voit frapper d'une interdiction d'exercer ses fonctions. Traitant de son pays d'origine, Costa-Gavras témoigne par cette œuvre de son engagement en faveur de la démocratie et du respect des droits de l'homme, engagement qu'il va d'ailleurs poursuivre tout au long de sa carrière, et tout particulièrement avec L'Aveu (1970) et Etat de siège (1972). Pour autant Costa-Gavras ne se considère pas en auteur à message, il essaie seulement "de parler de la société, de nos joies, de nos peines, de nos haines, de nos amours, avec les moyens du cinéma le plus classique, qui [lui] permettent de rejoindre le plus rapidement le plus grand public. Le cinéma est pour [lui] un art populaire" (entrevue donnée au journal l'Humanité, avril 2002). Tout en revendiquant ses origines grecques, Costa-Gavras aujourd'hui intégré le monde du cinéma français. Il a d’ailleurs dirigé la Cinémathèque Française de 1982 à 1987. |
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