Frise du Parthénon, dessin  de J. Carrey, 1674

Jacques Carrey


    A la fin du 17
    ème siècle, le grand intérêt pour la période classique qui se développe en Europe de l’Ouest fait de la Grèce une destination rêvée pour tous les voyageurs. Cependant, se trouvant sous le joug de l’empire ottoman, seuls les plus téméraires partent à la redécouverte du pays.

    Parmi eux, François Olivier Marquis de Nointel qui se lance dans cette aventure entre 1763 et 1764. Il est accompagné de Jacques Carrey, dessinateur de talent.

    Lors de leur escale à Athènes, 15 jours durant Jacques Carrey va produire nombre de dessins, tout particulièrement des sculptures du Parthénon. Il reproduit ainsi les fameux marbres, volés quelques années plus tard par Lord Elgin, parmi lesquels les frontons est et ouest de l’édifice représentant respectivement la naissance d’Athéna et le combat entre Poséidon et Athéna.

    Les œuvres de Jacques Carrey témoignent d’une époque où le bâtiment était toujours intact. En effet, jusqu’à la fin du 17ème siècle, le Parthénon a conservé son allure d’origine. ce n’est qu’en 1687, que le général vénitien Francesco Morosini, faisant le siège de l’Acropole,
    l’a bombardé, l’endommageant considérablement.

    Aujourd’hui, ces dessins servent les revendications grecques pour la restitution des marbres du Parthénon exposés actuellement au British Museum. En effet, ils servent d’illustration à l’expression de leur volonté de voir rentrer en Grèce ses pièces afin de reconstituer dans sa totalité la frise du Parthénon.
     


XVIIè siecle, partie d'un fronton du Parthenon
dessin de J. Carrey, Bibliotheque nationale, Paris
(droits réservés)


XVIIè siecle, partie d'un fronton du Parthenon,
dessin de J. Carrey, Bibliotheque nationale, Paris
(droits réservés)