Maurice Sarrail
 (1856-1929)


    Né à Carcassonne en 1856, Maurice Sarrail est un général français. A la tête de la troisième armée en 1914, il fit de Verdun un point stratégique d’abord de la résistance face à l’ennemi allemand puis de la manœuvre dans la Marne.

    En 1915, il prend la tête de la nouvelle Armée d’Orient, constituée à la suite de l’entrée en guerre de la Bulgarie aux côtés des forces allemandes. Son armée arrivant trop tard pour se joindre aux troupes serbes, Sarrail replie son dispositif autour de Salonique. Il a alors comme consigne de faire pression sur la Grèce pour qu’elle se joigne aux troupes alliées.

    Lorsque la Roumanie entre en guerre en août 1916, Sarrail met en place un plan d’attaque de la Bulgarie par le nord et le sud. Cependant la Bulgarie avait anticipé en attaquant Salonique dès le 18 août. Ses perspectives contrariées, Sarrail n’a d’autres solutions que la contre-attaque. Il prend Monastir aux Bulgares en novembre 1916.

    Toutefois, l’effondrement de la Roumanie en décembre 1916 le contraint à la défensive. Le front d’Orient devient alors un front secondaire qui doit se mettre en situation de s’engager au moment opportun pour faciliter les opérations des autres fronts.

    La pression constante de l’Entente sur la Grèce engendre finalement l’abdication du roi Constantin 1er, germanophile, qui à l’inverse de son premier ministre Eleftherios Venizélos, tenait à une stricte neutralité de la Grèce dans le conflit mondial. Dès le roi parti, la Grèce entre en guerre aux côtés de la triple entente, renforçant ainsi l’armée d’Orient qui peut dorénavant prétendre à des opérations plus ambitieuses.

    Malgré son rôle essentiel dans cette évolution stratégique, Sarrail est relevé de son commandement au profit du général Guillaumat en décembre 1917.

    Au sortir de la guerre, Sarrail est nommé haut-commissaire en Syrie (1924) dont il est rappelé suite à la révolte des Druzes (1925-1926).

    Le général Sarrail est mort en 1929 à Paris.