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Pierre de Ronsard |
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C’est alors que se constitue un groupe d’érudits, rassemblés sous le nom de la Pléiade. Ronsard est l’une des grande personnalité de ce courant qui se rassemble autour d’un culte commun des lettres antiques, et de la volonté de rénover et de réactiver les mythes. Ils accordent par ailleurs, énormément d’importance à l’expression en langue vulgaire, les mythes antiques sont donc imités mais en français. Dans ces poèmes, Ronsard imite les Anciens et utilise les références antiques pour servir une histoire présente. Le recours à la mythologie lui permet d’héroïser ses contemporains et de diviniser son époque. Ainsi dans L’institution pour l’adolescence du roy tres-chrestien Charles IXe de ce nom comme dans les Hymnes, la mythologie grecque est transférée de l’Antiquité à la Renaissance. Elle lui sert de support pour définir le prince idéal en mettant en valeur l’exemple des Anciens. "Tel furent jadis Thesée, Hercules et Jason Et tous les vaillans preux de l’antique saison Tels vous serez aussi, si la Parque cruelle Ne tranche avant le temps vostre trame nouvelle" O.C., 6, vv. 47-52 Lorsqu’il envisage de créer une œuvre gigantesque à la fin de sa vie, c’est tout naturellement vers le modèle de l’épopée homérique qu’il se tourne. A l’image de l'lliade, il écrit ainsi la Franciade. Mais Ronsard ne puise pas seulement dans la Grèce antique des références et des valeurs politiques. Il se laisse aussi séduire par une Grèce idéalisée qui lui permet de donner libre cours à une rêverie poétique comme l’illustre parfaitement les Sonnets pour Hélène. Enfin, Ronsard, homme de son époque, poète attitré des rois Henri II et Charles IX, s’engage dans l’histoire contemporaine de la Grèce par la défense des érudits grecs réfugiés en France suite à la prise de Constantinople par les turcs et à l’effondrement de l’empire byzantin. Il n’hésitte pas à lancer un appel à la croisade contre le truc. « Le prince des poètes » ne se contente donc pas d’une simple imitation des Anciens, il réinvestit tout un ensemble de valeurs, s’engage aux près de ceux qu’il considère comme des frères. Dans les Odes, il n’hésite pas à se poser en nouvelle incarnation du génie de la Grèce et poussent l’identification jusqu’à comparer la fin de sa vie à celle des exilés grecs, alors qu’il est écarté de l’entourage du nouveau roi Henri III après la mort de Charles IX en 1574. Il fait ainsi preuve d’une empathie avec le sort de la Grèce que l’on retrouve au XIXème siècle chez Victor Hugo, Chateaubriand ou Lord Byron. |
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