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Nana Mouskouri |
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Mais à cette époque, la chanteuse native d’Athènes n’en n’est pas à son premier coup d’essai. Lauréate du Festival de la chanson hellénique et de celui de la chanson méditerranéenne à Barcelone, elle a déjà chanté sur des textes et musiques de Manos Hadjidakis, l’un des plus grands compositeurs grecs contemporains. Son statut de star en Grèce est désormais inébranlable. Débute alors une tournée triomphale en Allemagne puis outre Atlantique avant l’arrivée en France à Paris en 1963. Elle y enregistre un album constitué exclusivement de chansons en grec avec son mari et musicien Georges Petsilas. La première récompense en Hexagone ne tarde pas à venir puisqu’elle reçoit le Grand Prix de l’Académie du Disque. En 1965 débute la collaboration de Nana Mouskouri avec Michel Legrand et ils enregistrent ensemble « Les Parapluies de Cherbourg » et « L’Enfant au tambour ». Le public français est conquis et l’album « le Jour où la colombe » connaît un immense succès et certains titres tels « Au cœur de septembre », « Adieu Angelina », «Robe bleue robe blanche » deviennent des incontournables de la chanson française et lui offrent un premier Disque d’or. Après avoir fait la première partie de Georges Brassens en 1966 à l’Olympia, elle en est la seule et unique vedette l’année suivante dans un concert triomphal pendant lequel se succèderont des chansons du folklore grec, des classiques grecs et français comme « Le Temps des cerises ». Ses entrées en scène avec ses éternelles lunettes et une grande robe rouge sont alors connues de tous. Par la suite, Nana Mouskouri va parcourir toute la planète depuis la Suisse en passant par les Etats-Unis ou l‘Angleterre mais elle reviendra en France, sa deuxième patrie, de façon régulière. Ainsi en 1977 elle donne durant trois semaines une série de représentations à l’Olympia, chantant en grec aussi bien qu’en français et accompagnée de six musiciens sud-africains, grecs et francais. L’expérience est renouvelée en 1979 à l’occasion de ses vingt ans de carrière et elle reprend alors tous ses plus grands succès ainsi que les chansons de son nouvel album « Vivre au soleil » sorti en France le même mois. L’année suivante, le titre « Je chante avec toi Liberté » traduit en anglais, espagnol, allemand, portugais rencontre un très vif succès notamment en France. Début 1984, c’est le Palais des Congrès de Paris qui l’accueille au cours de sa tournée mondiale et avant son premier retour en Grèce depuis 22 ans. Elle y donnera un concert mémorable au pied de l’Acropole. Mais la France la retrouve rapidement en 1989 avec un concert au Zénith en compagnie de l’Orchestre Colonne et plus de quarante choristes soit près d’une centaine de personnes sur la scène. Une nouvelle collaboration avec Michel Legrand donne naissance en 1993 à l'album « Hollywood » qui regroupe plusieurs musiques de films. Nana Mouskouri se découvre une vocation plus politique vers le milieu des années 1990 en devenant ambassadrice de l’UNICEF et député européen. Mais elle est bien loin de renoncer à la chanson puisque les albums s’enchaînent avec la même régularité. En novembre 1994 sort le disque « 10 000 ans encore » auquel des artistes de styles très divers ont participé tels Graeme Allwright, Roch Voisine ou Michel Fugain. S’ensuit en 1995 une série de récitals salle Pleyel à Paris reprenant l’ensemble de son répertoire. En 1997, trois albums consécutifs voient le jour en Amérique latine, aux Etats-Unis et bien sûr en France avec « Hommages » qui reprend de grands classiques francais de Brel à Mouloudji. Elle les chantera devant son public en décembre durant un récital à l’Olympia. En 1999 enfin, Nana Mouskouri enregistre un ultime album intitulé « Classic » qui reprend les références du genre et qui donne lieu à une tournée en Allemagne puis en France avec les Chœurs de France. |
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