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Geoffroy de Villehardouin |
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Dans un premier temps il fut chargé de négocier avec les Vénitiens les conditions d’une aide navale pour cette nouvelle croisade vers Constantinople. Puis, il prit la tête d’une de ses croisades. La conquête de Constantinople par les Chrétiens d’Occident en 1204 ne se fit pas sans heurt, en particulier dans les régions grecques. Elle se trouve alors sous domination franque. Les empereurs Isaac II et Alexis IV, se devaient donc d’honorer leurs engagements envers les Croisés, engagements qui consistaient en une dette de deux cent mille marcs. Après le versement d’une partie, les Grecs demandèrent une échéance que les Francs acceptèrent, ce qui leur permit quelques mois de répit dans leur expédition. Toutefois, cet arrangement provoqua des tensions avec les Grecs et le clergé orthodoxe qui méprisaient la présence des Latins dans leur pays. Par ailleurs, durant ces moments de répit, l’empereur byzantin Alexis entreprit une expédition à Constantinople durant laquelle le quartier latin fut pillé et ses habitants massacrés Face à une telle situation, les Croisés décidèrent d’imposer un ultimatum à Alexis : respect de ses promesses ou guerre. Le rôle de Villehardouin lors de ces négociation fut de première importance. A la suite de la prise de Constantinople, Villehardouin fut récompensé en obtenant des fiefs en Thessalie, et tout particulièrement Messinople où il s’installa. C’est alors qu’il s’attela à la rédaction de son Histoire de la conquête de Constantinople, œuvre d’historien puisqu’il chercha tant à conter son vécu lors de la quatrième croisade qu’à analyser cette expédition.
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