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Les Français et l'archéologie |
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Ouverte en 1847, l’Ecole française d’Athènes assure initialement des études sur la Grèce antique et sa langue. C’est à la fin du 19ème siècle que débutent les grands travaux. Ils permettront la renaissance et la sauvegarde du passé antique de la Grèce. Toutefois, malgré son prestige, l’école va connaître certaines difficultés. Le prestige de l’Ecole française d’Athènes est le résultat immédiat de son oeuvre accomplie au profit du patrimoine grec. En effet, l’existence d’autres écoles archéologiques étrangères ( américaine, anglaise, italienne et allemande ) n’a pas nui à son statut, peut-être en raison de son implantation plus ancienne. L’Ecole française peut s’enorgueillir de fouilles exceptionnelles, en particulier à Delphes et Délos mais aussi à Thasos, Malia, Philippes ou Argos. Cependant, elle appuie également sa renommée sur sa bibliothèque, ses publications (cinq, dont la plus ancienne date de 1877) ainsi que la qualité et le dévouement de ses chercheurs. Recruté sur concours pour quatre ans, les chercheurs se doivent de mener à bien leur travail de thèse mais aussi de participer aux travaux collectifs de l’école. La Grèce a manifesté sa reconnaissance à cette institution à différentes reprises. Ainsi, lors des bilans annuels de l’école, le Roi de Grèce puis le Président de la république étaient présents. A de nombreuses reprises, les autorités helléniques ont accordé des titres honorifiques aux directeurs successifs de l’école. Au delà de difficultés financières, le contexte politique de la Grèce jusqu’en 1974 n’a pas manqué d’affecter le travail de l’école française. Les guerres mondiales, la guerre civile puis le régime des colonels ont entravé le bon déroulement des fouilles, sans pour autant les interrompre totalement, excepté entre 1945 et 1947. Par ailleurs, l’archéologie française a souffert du développement du tourisme de masse, tant par la construction de nouvelles infrastructures que par le flux incessant de touristes sur les sites archéologiques. Doté d’un nouveau statut depuis 1985 faisant
de l’école française d’Athènes " un établissement public
à caractère scientifique, culturel et professionnel ",
cette structure ne voit plus aujourd’hui sa légitimité remise.
Sa contribution à la mise en exergue du passé grec en fait un
élément du patrimoine commun franco-hellénique. |
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