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L’Institut Pasteur Hellénique |
Au début du 20ème siècle, les médecins grecs sont acquis à la médecine allemande. Cependant, l’entrée en guerre de la Grèce aux côtés des Alliés puis la victoire face à l’Allemagne vont contribuer à l’affaiblissement de l’influence de la médecine allemande, considérée comme politiquement dangereuse. Le Roi Constantin déchu par les Alliés au profit de son frère cadet Alexandre, Eleftherio Venizélos premier ministre, un net sentiment francophile se fait sentir en Grèce. La voie semble donc libre pour une pénétration scientifique française. Ainsi, suite au don de 500 000 francs du financier et homme d’affaire grec Vassilis Zaharoof pour le renforcement des relations franco-helléniques dans le domaine médical, un décret royal du 26 avril 1919, l’Institut Pasteur hellénique est créé. Il est inauguré en 1920, en présence de Venizelos et du professeur Calmette. L’Institut, de 1919 à 1975, est régi par l’ordonnance royal du 26 avril 1919. Trois missions lui sont attribuées : Cependant, avec les progrès de la médecine ont fait apparaître la nécessité d’une réforme du statut de l’Institut Pasteur Hellénique. Ainsi ses missions sont redéfinies : De plus, les organes de direction ont été modifiés afin d’assurer une meilleure coopération entre les deux pays. Car force est de constater que jusqu’alors la sur-représentation de la France pouvait isoler quelque peu l’Institut Pasteur hellénique du reste de la communauté scientifique grecque. Des moyens supplémentaires ont également été mis à disposition de l’Institut. Paris continue de fournir toutes les matières premières nécessaires à l’élaboration des vaccins et sérums. Par ailleurs, le gouvernement hellénique alloue une subvention gouvernementale représentant aujourd’hui 85% du budget (10% provenant de l’Etat français et 5% des ressources propres de l’Institut). Ces évolutions se sont révélées positives pour l’Institut Pasteur hellénique qui aujourd’hui peut prétendre être un des premiers centres de recherche biomédicale de la région. |
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