|
|
|
|
L’initiative d’une telle création appartient à M. Vauthier, délégué au Conseil Supérieur des Français à l’étranger qui propose aux représentants des gouvernements français et grecs la construction d’un établissement scolaire répondant à une double vocation : assurer la scolarité des enfants d’expatriés et favoriser le bi-culturalisme. Dès 1975, MM. Fauve et Petrou, respectivement conseiller culturel et directeur des affaires culturelles du ministère des affaires étrangères étudient les modalités de création d’un tel lycée. L’Etat français accepte la prise en charge des frais de construction et de fonctionnement tandis que l'Etat grec céde un terrain. En septembre 1975, le conseil des Ministres hellénique offre un terrain dans la banlieue nord d’Athènes, à Aghia Paraskevi. Les travaux commencent donc sur les 15 000 mètres carrés cédés, auxquels 9600 autres s’ajouteront en 1977. Ce lycée a vocation à accueillir 2500 élèves du primaire au secondaire. La première rentrée est prévue pour 1981. Si les esprits s’accordent sur la nécessité d’une telle structure, il va s’avérer beaucoup plus difficile de s’accorder sur le statut de l'établissement. Le lycée franco-hellénique est un organe bi-culturel, donc pas uniquement francophone. Il comporte une section française (de la maternelle au lycée) et une section grecque (du primaire au lycée). Les premières années, une association franco-hellénique gère le lycée. Son siège se trouvant à Athènes, il s’agit d’une association de droit local. Dès lors, un statut bi-partite s’applique au lycée franco-hellénique. La section française est régie par la loi relative aux écoles étrangères (loi 4862/1931), alors que la section grecque est régie par la loi ayant trait aux écoles privées (loi 682/1977). Ce double statut est bien loin de celui spécifique escompté en 1975, lorsqu’il était question de créer un établissement bi-national. De plus, dès 1982, un décret est promulgué en France (décret 82/858) spécifiant que l’Etat français s’engage à apporter un soutien financier (subvention et rémunération du personnel) et pédagogique aux établissements français à l’étranger. Mais en contrepartie, ceux-ci ont des obligations statutaires, pédagogiques et sociales. Il faut attendre 1986 pour qu’enfin le lycée franco-hellénique d’Athènes obtienne un véritable statut d’établissement culturel. Profitant d’une confiance renforcée par l’appui de la France à la nomination d’Athènes comme première capitale culturelle européenne, un accord est signé le 28 novembre 1986, ratifié par la loi 1750 du premier février 1988. Dès lors, la gestion est confiée à une personne morale de droit privé française ayant son siège à Paris. Le proviseur est nommé par le ministère des affaires étrangères français. Les directeurs du collège et du lycée grecs sont nommés sur proposition du proviseur mais sont responsables devant le Ministère hellénique de l’Education et des Cultes. Enfin, en 1988, un arrêt exclut totalement le lycée franco-hellénique du champ des écoles étrangères. Ainsi, en 1989, les autorités se félicitaient des dispositions de l’accord qui permettaient à cet établissement « de fonctionner de façon satisfaisante et d’exprimer pleinement sa vocation d’établissement scolaire bi-national et bi-culturel » (procès verbal de la commission mixte des 6-8 mars 1989). Aujourd’hui, le lycée franco-hellénique compte 1 126 élèves de la maternelle à la Terminale. Il prépare aux examens de fin d’études secondaires ainsi qu’au concours d’entrée à l’université grecque. Il reste un laboratoire pour la coopération éducative et scolaire franco-hellénique. Pour plus d'information, vous pouvez consulter le site du Lycée franco-hellénique d'Athènes: www.lfh.gr |
|