Photo : Raymond MATTON, "Corfou", IFA

Corfou
Héritière de la France napoléonienne


C’est au tout début du XIXe siècle que les troupes de Napoléon Bonaparte débarquent dans les îles ioniennes ainsi que sur le littoral du nord-ouest de la Grèce. C’est sans conteste sur  Corfou que l’Empereur va laisser le plus de traces de son passage ( le fort de Parga).Photo : Raymond MATTON, "Corfou", IFA

La première incursion française à Corfou date de 1797 mais elle fut de relativement brève. Mille-cinq-cents soldats emmenés par le général corse Gentili s’installent dans la capitale de l’île. Ils vont notamment y planter les arbres de la liberté sur l’esplanade qui occupe près d’un tiers de la cité. Mais leur irrespect des reliques de saint Spyridon entraîne le courroux des Corfiotes à leur égard et ils sont chassés par les Turc et les Russes en 1799.

Il faut attendre 1807 pour que le traité de Tilsit donne Corfou (surnommée  la « clé de l’Adriatique » par Napoléon) à la France impériale.  L’île est alors placée sous la direction du général Donzelot qui fait construire les arcades de l’esplanade de Corfou Ville, arme les fortifications (dont celles du fort Neuf) de 500 canons,  et fonde la première Académie ionienne.

Photo : Raymond MATTON, "Corfou", IFA 

Durant l’Occupation française (1807-1814), on assiste à la construction du quartier du Liston, réplique de la rue Rivoli à Paris par l’architecte Matthieu de Lesseps (père de Ferdinand).

D’un point de vue général, la ville de Corfou est concerné en plusieurs lieux par l’influence de l’architecture française du XIXe siècle.

En ce qui concerne le reste de l’île, les « grognards » de Bonaparte ont laissé derrière eux ,au site de Kanoni, une batterie de canons destinée autrefois à garder l’entrée de la lagune de Chalikiopoulo.