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Agde |
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Après Massalia (Marseille), ils poursuivent leur avancée sur les côtes de la France actuelle et finissent par s’établir un peu plus à l’Ouest, au pied d’un volcan, dans un site où la terre paraît fertile, où ils fondent Agathé Tyché soit la «Bonne Fortune». La nouvelle cité prend peu à peu de l’importance, portée par la viticulture, la pêche et par la suite le commerce maritime et la construction navale. Des fortifications sont élevées autour de la ville et les échanges commerciaux avec Massalia et Emporion (Ampurias) en Espagne se multiplient. Aujourd’hui petite ville du département de l’Hérault avec 20 000 habitants environ, Agde est un des hauts lieux de la recherche archéologique sur les vestiges antiques grecs en France. Chaque année, les pêcheurs remontent dans leurs filets amphores et autres objets similaires, et des fouilles officielles sous-marines notamment sont en activité depuis les années 1960. Le musée de l’Ephèbe, premier musée consacré à l’archéologie subaquatique et sous-marine, rassemble les multiples trouvailles des chercheurs qui se sont succédés sur les sites d’Agde avec notamment une présentation remarquable des différents styles d’amphores classés par civilisation. Mais la pièce phare du musée est sans conteste l’Ephèbe d’Agde (IVe avant JC), grand bronze grec unique en France, trouvé dans le lit de l’Hérault en 1964 par Jackie Fanjaud, de l’équipe du GRASPA (Groupe de Recherches Archéologiques Subaquatiques et de Plongée d’Agde). Deux autres statues de bronze l’ont rejoint en décembre 2001 découvertes par Nicolas Figuerolles. L’une représente Eros, Dieu de l’Amour, et l’autre un riche jeune homme vêtu en Romain. En outre les fouilles acharnées de l’Agathois Raymond Aris ont permis depuis 1938 d’affirmer que la ville actuelle est bâtie sur les vestiges de la ville grecque et en a repris le cadastre. Les remparts de la cité antique datés du IVe siècle avant JC sont d’ailleurs encore visibles au bas de la Promenade. |