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Nauplie |
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Parmi ces occupants, les Vénitiens emmenés par Francesco Morosini firent bâtir en 1686 sur la base des fortifications franques ce qui reste encore aujourd’hui la principale curiosité de Nauplie, le fort Palamède. Ils eurent recours pour l’occasion à deux ingénieurs militaires français, Lasalle et Levasseur. Surplombant le golfe d’Argolide du haut de ses 216 mètres d’altitude, le fort Palamède est un puissant complexe constitué de huit bastions, reliés l’un à l’autre par des voûtes, couloirs et autres passages secrets percés de meurtrières et jalonnés de tours de guet. A noter qu’un des bastions est baptisé bastion Robert en mémoire d’un Philhellène français tué lors de l’attaque du fort en 1822. L’accès à la citadelle se fait par route ou par un impressionnant escalier de 900 marches et les chemins de ronde permettent d’embrasser une vue d’ensemble de la région. Par la suite Nauplie connaît l’occupation turque qui va se poursuivre jusqu’en 1822, année de la libération de la ville. Cette dernière devient alors le symbole de la lutte antiturque et les forces navales françaises, russes et britanniques s’y rassemblent en 1827 avant la bataille de Navarin contre les troupes ottomanes. Le
premier « gouverneur » de la Grèce Capo d’Istria vient
s’y établir en 1828 accompagné de son égérie la duchesse
de Plaisance. Nauplie est alors promue capitale officielle
de la Grèce (et le restera jusqu’en 1834) ainsi que le lieu privilégié
de rassemblement des Philhellènes. C’est en l’honneur de ces derniers
morts pour l’Indépendance grecque qu’un mémorial
a été construit à l’intérieur de l’église des Francs sur l’initiative
d’un Philhellène français le colonel Touret. De la même façon, un
monument sur la place Giatrou rend hommage
au colonel Favier, à l’amiral Rigny ainsi qu’à
l’ensemble des Français qui ont donné leur vie pour l’Indépendance.
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