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Lord Byron au couvent des Capucins, 1810
« Je suis revenu à Athènes par Argos où j'ai rencontré lord Sligo
avec un peintre qui avait attrapé la fièvre en peignant en plein
midi et un dragoman qui s'est démis la mâchoire à force de mentir. Je suis des mieux installés au Couvent, qui est beaucoup plus
commode qu'aucun appartement que j'aie encore occupé; j'ai une chambre
pour ma suite; c'est loin d'être solitaire, vu qu'il ne s'y trouve
pas seulement «le padre Abbate» mais aussi son école composée de
six ragazzi, mes meilleurs alliés. […] Trois des pères de cette sainte société sont catholiques et trois
sont grecs; j'ai déjà mis aux prises ces schismatiques avec les
catholiques, au grand amusement du père qui est heureux de voir
les catholiques avoir le dessus. Ils s'appellent Barthélemy, Giuseppe, Nicolo, Zani ; deux sont
anonymes, dans ma mémoire du moins. D'après ce que dit le père,
Barthélemy est un simplice Fanciullo; son favori est Giuseppe qui
couche dans la Lanterne de Démosthène. »
(Lettre à Hobhouse, 23 août, 1810)
In Hervé DUCHËNE, Le Voyage en Grèce. Anthologie du
Moyen-Age à l’époque contemporaine, Robert Laffont, Paris, 2003,
p.518.
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