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L'église de la Petite Métropole |
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Située sur la place du même nom, l’Eglise de la petite métropole a été bâtie à la fin du XIIe siècle en honneur à la vierge Gorgoépikoos et saint Élefthérios sur la base de vestiges byzantins et antiques. Elle devint la métropole orthodoxe d’Athènes lorsque les Francs expulsèrent les évêques du Parthénon. C’est à cette époque, c’est à dire au XIIIe siècle, que les familles Villehardouin et de la Roche laissèrent l’empreinte de leur passage à l’intérieur de la petite métropole en apposant leurs armoiries aux côtés de l’étonnante frise antique représentant le calendrier attique des fêtes. Baptisé du nom de son créateur, le destin
du monument de Lysicrate n’a eu de cesse à travers les âges de croiser
celui de nombreux Français. Il fut construit en 334 avant JC afin
d’abriter la récompense obtenue par un richissime mécène pour avoir
financé la pièce de théâtre reconnue comme la plus réussie de cette
année là. Des siècles plus tard, en 1658, un monastère de capucins français fut bâti à côté du monument et les moines le rachetèrent en 1669. Surnommé alors « lanterne de Démosthène », les pères en firent leur bibliothèque. A noter que durant l’occupation turque, le monastère abrita de nombreux voyageurs chrétiens souvent illustres comme Chateaubriand ou Byron. La guerre d’Indépendance n’épargna pas le
monastère qui fut entièrement détruit, à l’inverse du monument qui
perdura. L’Ecole française d’Athènes s’y intéressa à partir de 1845
et le rénova entièrement. A ce jour, il se présente comme une rotonde
dont la hauteur dépasse les dix mètres. Six colonnes de marbre blanc
supportent le toit constitué d’une seule plaque également en marbre.
Remarquable enfin la frise sculptée représentant Dionysos changeant
des pirates en dauphins. Quelques voyageurs ont mentionné ce monument
dans leurs récit : ainsi Jacques
Paul Babin en 1672, Byron
en 1810 ou le comte
de Forbin en 1817
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