|
|
1942 Le raid du "French Squadron" |
|
Dès lors, la résistance s'organise en Crète : les opérations de sauvetage et de sabotage menées principalement par les Services secrets du Caire et des combattants crétois se multiplient, entraînant systématiquement de très lourdes représailles allemandes dans les populations civiles de l'île. C'est dans ce contexte que s'inscrit, à partir du 10 juin 1942, le raid sur l'aérodrome d'Héraklion du " French Squadron ", des parachutistes de la France Libre intégrés dans l'unité du " Special Air Service ", créée par le major David Stirling et spécialisée dans la destruction des avions de l'Axe. Sous les ordres du commandant britannique George Lord Jellicoe et du commandant français Georges Bergé (1909-1967), trois Français et un Crétois, le sergent Mouhot, les caporaux Sibard et Pierre Léostic (1924-1942), le lieutenant Petrakis, se voient confier pour mission de détruire des bombardiers et des dépôts de munitions et de carburant sur l'aérodrome d'Héraklion. L'opération est un succès : dans la nuit du 13 au 14 juin, vingt-et-un avions de combat, cinq endommagés et quatre dépôts de munitions et de carburant sont détruits. En revanche, sur le chemin du retour, pris dans une embuscade à la suite d'une dénonciation, Pierre Léostic est abattu par les Allemands tandis que Bergé, Mouhot et Sibard sont capturés. Les Crétois et les Alliés ne déposèrent les armes qu'au mois de septembre 1944, date à laquelle l'Allemagne se décida enfin à abandonner la Grèce en commençant par la Crète. Le souvenir de ces combats ne s’est pas éteint. Des troupes françaises reprirent l’héritage de ces commandos. Ainsi la carte de la Crète est brodée en mémoire de cette action sur l’étendard du 1er RPIMa (Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine). Et chaque année les Alliés commémorent l’événement.
|
|