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Les colonies grecques |
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De nombreux navires grecs accostèrent ainsi sur les côtes de la France actuelle y laissant des traces que les archéologues continuent d’exhumer [Carte des colonies grecques en Gaule]. Mais plus en profondeur dans les terres, l’influence de la poterie attique des échanges avec le monde grec se firent aussi sentir. Cette colonisation est la strate la plus profonde de notre mémoire commune. Vers 600 av. JC : Fondation de Marseille par des Phocéens d’Ionie, puis de Agathé (Agde), Olbia (Hyères), Nikaïa (Nice) ou Antipolis (Antibes). 545 av . JC : les Phocéens sont poussés par les conquêtes de Cyrus à fuir et à transférer leur cité sur la cote orientale de la Corse, à Alalia (Aléria en Corse) [Hérodote, I, 144]. Chassés de cette première colonie, ils partirent vers 535 fonder Elée (Vélia) en Campanie. Les Phocéens ne permirent pas à leurs rivaux de prendre pied dans leur zone d’influence. Comme en témoigne la brièveté de la présence du commerce étrusque à Saint-Blaise, un oppidum du sel sur les bords de l'étang de Berre. D'où des combats contre les Phéniciens et les Etrusques comme la bataille navale d'Alalia vers 540. Si les Phocéens perdirent beaucoup de leurs forces et moyens, ce fut cependant une victoire qui leur permit de s’implanter en Campanie L’impact des colonies grecques sur l’environnement peut être illustré par la large diffusion des productions grecques, céramiques, amphores ou objets de bronze. Les imitations des poteries grecques illustrent la diffusion de l’hellénisme loin de la mer Egée. Le cratère de Vix, pièce forgée au VIe s. av. J.-C. en Italie du Sud (1.64 m, 208 kilos), trouvée dans la tombe d'une princesse celte en Bourgogne est un exemple remarquable des transferts de traditions en matière de banquets, de cérémonies et de rites funéraires. |
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