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Résumé
Dans L'Amant, Duras
fait le récit de son enfance et de son adolescence en
Indochine qui, à cette époque-là,
était occupée par les Français. Le
roman aux traits autobiographiques, paru en 1984, est, comme
toute autobiographie, l'essai d'une analyse de
soi-même.
Le récit est
marqué par deux événements majeurs: la
traversée du Mékong pour aller à Saigon
où se trouve l'école de la jeune protagoniste
et son voyage au bord d'un vapeur qui part pour retourner
à Paris. Pendant son séjour en Indochine, elle
tombe amoureuse d'un riche Chinois et vit son premier
amour.
D'autres sujets qui se
mélangent au récit de cette relation amoureuse
sont les relations difficiles entre la jeune fille et sa
mère, son amour pour son frère
aîné que sa mère a toujours
préféré et le temps qu'elle passe
à l'internat de Saigon. La rupture de la digue qui
menace la maison de la famille près du Mékong
est un autre événement important dans le
récit de la protagoniste. Mais le point capital du
roman est l'amour fou entre la jeune fille de 15 ans et le
Chinois de Cholon qui est deux fois plus âgé
qu'elle, un amour pourtant sans avenir. A la fin, elle
quitte son amant et réalise son intention
d'écrire.
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Biographie
Marguerite Duras
(eigentlich Marguerite Donadieu) wurde am 4.4.1914 in
Gia-Dinh bei Saigon als Tochter eines französischen
Lehrerehepaares geboren und lebte dort nach dem Tod ihres
Vaters im Jahre 1918 mit ihrer Mutter und ihren beiden
Brüdern in ärmlichen Verhältnissen. Im Alter
von 18 Jahren kehrte sie nach Frankreich zurück. Sie
nahm ein Mathematikstudium auf und heiratete 1938.
Während der Zeit der Besatzung war sie Mitglied der
Résistance. 1943 veröffentlichte sie ihren
ersten Roman, Les Imprudents. Zu ihren bekanntesten
Werken zählen Moderato Cantabile (1958) ,
Hiroshima mon amour (1960) sowie L'Amour
(1971). Ihr autobiographischer Roman L'Amant (1984)
entwickelte sich zu einem Bestseller: weltweit wurden
über 1,7 Millionen Exemplare verkauft. Der Roman wurde
mit dem Prix Goncourt aufgezeichnet und von dem Regisseur
Jean-Jacques Annaud verfilmt.
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Einsatzmöglichkeiten im
Unterricht
Der Roman ist für
einen Einsatz in der Oberstufe bedingt geeignet. In wieweit
die Schilderung der Kindheit der Erzählerin sowie ihr
Versuch einer Selbstanalyse auch für Schüler und
Schülerinnen interessant ist, kann nur im Hinblick auf
den jeweiligen Kurs entschieden werden, in welchem dieser
Roman gelesen wird. Dabei sollte auch berücksichtigt
werden, daß der Text mehrfach die erotische Komponente
in der Beziehung zwischen der Kindfrau und dem Chinesen
betont und diese Ebene ihrer Beziehung ausführlich
beschrieben wird. Der stete Wechsel von Handlungssorten und
Zeitebenen, von Vergangenheits- und Präsenstempora
sowie die verschiedenen Erzählperpektiven sind zwar
erzähltechnisch interessant, könnten aber auch zur
Irritation der Schüler und Schülerinnen
führen. Bezüglich seines sprachlichen
Schwierigkeitsgrades, seiner geringen syntaktischen und
lexikalischen Komplexität, eignet sich der Text
für eine schulische Lektüre durchaus.
Vorkenntnisse im Hinblick auf die historisch-politische
Situation Indochinas sind für die Lektüre
sicherlich hilfreich.
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Auszug aus dem Roman:
(...) Je l'ai vu tout
à coup dans un peignoir noir. Il était assis,
il buvait un whisky, il fumait.
Il m'a dit que j'avais
dormi, qu'il avait pris une douche. J'avais à peine
senti le sommeil venir. Il a allumé une lampe sur une
table basse.
C'est un homme qui a des
habitudes, je pense à lui tout d'un coup, il doit
venir relativement souvent dans cette chambre, c'est un
homme qui doit faire beaucoup l'amour, c'est un homme qui a
peur, il doit faire beaucoup l'amour contre la peur. Je lui
ai dit que j'aime l'idée qu'il ait beaucoup de
femmes, celle d'être parmi ces femmes, confondue. On
se regarde. Il comprend ce que je viens de dire. Le regard
altéré tout à coup, faux, pris dans le
mal, la mort.
Je lui dit de venir, qu'il
doit recommencer à me prendre. Il vient. Il sent bon
la cigarette anglaise, le parfum cher, il sent le miel,
à force sa peau a pris l'odeur de la soie, celle
fruitée du tussor de soie, celle de l'or, il est
désirable. Je lui dit ce désir de lui. Il me
dit d'attendre encore. Il me parle, il me dit qu'il a su
tout de suite, dès la traversée du fleuve, que
je serais ainsi après mon premier amant, que
j'aimerais l'amour, il dit qu'il sait déjà que
lui je le tromperai et aussi que je tromperai tous les
hommes avec qui je serai. (...)
Marguerite Duras, L'Amant
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